Avec ses 193 centimètres et son allure, Xavier Tomas (31 ans) en impose. Seul transfert du Lausanne-Sport durant la trêve hivernale, le Français est appelé à jouer un rôle majeur en défense centrale. Né à Nantua, non loin de la frontière suisse, il a été formé à Gueugnon avant de jouer à Tours (Ligue 2), puis de s’envoler pour la Grèce (Volos, puis Levadiakos) et Israël (Petach Tikva, puis Bnei Yehuda). Il est arrivé à Lausanne début janvier et nous l’avons rencontré en fin de semaine dernière en Andalousie, où le LS était en stage.

Votre parcours est plutôt insolite. Qu’est-ce qui a dicté vos choix?

Cela correspondait à la demande du marché. J’ai aussi un agent qui n’est pas Français, ce qui donne plus de possibilités vers l’étranger. Enfin, je suis quelqu’un d’assez ouvert. J’avais envie de découvrir le foot ailleurs, d’autant plus que j’avais fait le tour de la Ligue 2. J’ai donc saisi les opportunités qui se présentaient.

Vous n’avez jamais joué dans le championnat de France de Ligue 1, un regret?

Non, il s’agit juste d’une étape qui n’est pas venue. Mais j’ai été gâté avec d’autres championnats vraiment sympas. Je suis content de mon parcours.

Parlez-nous un peu de la Grèce!

Avec Volos, j’ai vécu une super première saison. L’équipe était néo-promue en première division; elle s’est qualifiée pour l’Europa League. Il y avait beaucoup de monde et de ferveur dans les stades. Les gens en ville se montraient chaleureux.

Et l’Europa League, la saison suivante?

Nous avons passé deux tours et avons tiré le PSG pour le barrage. Mais à ce moment-là, comme par hasard, quelqu’un a ressorti une vieille histoire concernant le club et le gouvernement a décidé de rétrograder l’équipe. Nous n’avons donc jamais joué ce match face au PSG. Mais j’aimerais bien goûter à nouveau à cette compétition. Peut-être avec Lausanne…

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Après la Grèce, vous êtes revenu à Tours…

Oui, avec une première saison intéressante, puis un nouveau repreneur qui a décidé de tout changer. Je suis alors parti en Israël. Il ne s’agissait pas d’une destination qui m’attirait vraiment, mais cela m’intriguait. Alors j’y suis allé, avec toute la famille (ndlr: son épouse et trois enfants de 7, 3 et 1 an). Nous avons fait 18 mois à Tel-Aviv. La vie là-bas et la compétition m’ont vraiment plu. Petach Tikva était une équipe jeune, qui proposait un football assez semblable à celui du LS. Nous avons gagné la Coupe et j’ai pris beaucoup de plaisir. Puis le coach est parti et j’ai rejoint Bnei Yehuda, toujours dans la même ville.

L’automne dernier, vous expliquiez que vous vous plaisiez beaucoup en Israël. Quelques semaines plus tard, on vous retrouve à Lausanne. Que s’est-il passé?

Tel qu’il m’avait été présenté, le projet sportif de Yehuda m’intéressait. Mais en quelques mois, j’ai vu qu’il ne correspondait pas à la réalité. Et l’équipe a changé plusieurs fois d’entraîneur. Par ailleurs, Lausanne m’avait déjà approché l’été passé. C’est donc un club que je suivais. Quand ses dirigeants sont revenus vers moi, cela m’a paru une évidence. Et quand je vois la qualité de ce groupe, l’implication du staff et de tout le monde, je me dis vraiment qu’on peut faire quelque chose de bien. L’équipe l’a d’ailleurs déjà démontré ces derniers mois.

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Quelles sont vos premières impressions sur le coach, Fabio Celestini?

Dans mon parcours, j’ai connu des entraîneurs avec lesquels les joueurs se demandaient ce qu’ils voulaient. Au contraire, ce coach est très clair dans ce qu’il veut. Avec lui, il est simple d’adhérer.

Comment avez-vous vécu ce stage en Espagne?

Il m’a permis de connaître les joueurs, de créer un lien. Le groupe a retravaillé les bases de cette saison. J’ai donc pu tout de suite imprimer ce qui était demandé. Je suis heureux d’être tombé dans un collectif comme celui-là.

Si vous deviez définir le joueur que vous êtes…

(pause) C’est la première fois qu’on me pose cette question… Je suis plutôt athlétique. J’aime commander ma défense. Et je peux apporter pas mal sur les balles arrêtées.

A 31 ans, la fin du parcours professionnel approche forcément. Comment envisagez-vous les saisons qui vous restent?

La question de l’âge, je la ressens davantage en arrivant au LS, avec tous ces jeunes joueurs autour de moi (sourire). Plus sérieusement, je veux prendre le maximum de plaisir en faisant le métier que j’aime. Je viens d’une famille d’origine portugaise qui a travaillé très dur. Je suis conscient de la chance que j’ai de pouvoir faire ce métier. J’aime discuter de cela avec les joueurs. Et c’est aussi mon rôle, désormais, de transmettre ces valeurs-là. (24 heures)

(Créé: 24.01.2017, 08h07)
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