Au Parc des Princes 

Le Paris Saint-Germain va (un peu) mieux ce lundi matin. Dix jours après le traumatisme du Camp Nou et son élimination surréaliste en Ligue des champions (6-1), le club de la capitale a enchaîné, dimanche soir contre Lyon (2-1), un deuxième succès d’affilée après celui péniblement ramené de Lorient (1-2). «Dans le malheur ou dans la gloire, fidèles à nos couleurs.» Les supporters du virage Auteuil avaient donné le ton. Pas de protestation. Mais un message d’union derrière une équipe en voie de guérison. De louables intentions pas loin de voler en éclats après le début de match canon de l’OL (but de Lacazette à la 6e et énorme occasion de Diakhaby à la 9e). Paris, fébrile, multipliait de son côté les approximations. Et les premiers sifflets descendaient des tribunes.

A ce rythme, la soirée risquait d’être longue pour les hommes d’Unai Emery, mis sous pression par la victoire nette et sans bavure de Monaco à Caen un peu plus tôt (0-3)… «Je regrette qu’on n’ait pas su exploiter le petit temps de faiblesse du PSG en début de match. Il y avait moyen d’enfoncer le clou», dira après coup Bruno Genesio, l’entraîneur lyonnais. Plus dure aurait été la rechute pour le malade parisien. «On a perdu des ballons, fait des erreurs et eux ont été dangereux sur coups de pied arrêtés. Quand tu prends un but comme ça d’entrée, c’est toujours difficilea commenté Marquinhos. Mais nos supporters ont continué à chanter et nous ont donné la force de marquer ces deux buts avant la mi-temps.» 

«Ça va de mieux en mieux.»

Marquinhos

Deux actions d’école – l’une à droite (1-1, 34e Rabiot), l’autre à gauche (2-1, 40e Draxler) – pour renverser une situation très mal embarquée. Et entretenir l’espoir d’une fin de saison plus enjouée. «Ce qu’il faut retenir, c’est notre réaction», a insisté Adrien Rabiot. A partir du moment où on a marqué ces deux buts, on a maîtrisé le match.» Face à des Lyonnais rincés après leur qualification à Rome en Ligue Europa jeudile PSG n’a effectivement pas beaucoup tremblé par la suite. «C’est de bon augure car Lyon est une très bonne équipe», a appuyé Rabiot. Après ce qui s’est passé, c’est bien de gagner ce genre de match.» «Ça va de mieux en mieux, a abondé Marquinhos. La défaite à Barcelone a été très difficile à digérer mais on arrive à enchaîner les victoires.»  

«Si on avait eu Pastore avec nous plus souvent cette saison, ça aurait été bien.»

Adrien Rabiot

«Nous avons démontré que le match de Barcelone était un accident, que l’équipe était bien, s’est lui félicité Unai EmerySi on prend en compte les 19 derniers matches depuis la trêve hivernale, l’équipe a gagné 16 fois, fait deux nuls et perdu contre Barcelone.» L’entraîneur espagnol, désormais condamné à tout gagner pour sauver la saison, peut aussi se satisfaire de la forme affichée par Javier Pastore. Longtemps absent suite à des pépins physiques à répétition, le maestro argentin a délivré deux passes décisives dimanche soir. «C’est un artiste. Il sent le jeu, a loué Rabiot. Il apporte beaucoup. Avec sa technique parfaite, il est capable de faire la différence dans les petits espaces, de faire la dernière passe, mais aussi de marquer. Quand il est là, on joue différemment. Si on l’avait eu avec nous plus souvent cette saison, ça aurait été bien.» 

Pastore, le «grand malade» a réussi à se requinquer. Au PSG de l’imiter. «Pour ne rien regretter», dixit Rabiot. «Je ne sais pas si Monaco va perdre en championnat, mais nous avons besoin, nous, de ne pas perdre», a résumé Emery, qui va pouvoir aborder la trêve internationale avec plus de sérénité. Avant d’entamer la dernière ligne droite par une finale de Coupe de la Ligue très attendue…. face à Monaco (le 1er avril). On saura alors si Paris est vraiment guéri. 

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