Thomas Lemar n’est pas le joueur le plus mis en avant dans la saison immense de Monaco et ne le cherche pas, mais sa discrétion cache un talent rare. Jérôme Rothen, qui l’a vu débuter à Caen et jouait un rôle similaire avec l’ASM en 2004, décrypte le phénomène. Paroles de «patte gauche».

Ses débuts à Caen

Thomas Lemar a quitté la Guadeloupe et sa famille à 14 ans pour rejoindre le centre de formation de Caen, où il est passé pro à seulement 17 ans, en mars 2013. Le Stade Malherbe était alors en Ligue 2 et alignait notamment Jérôme Rothen, revenu dans son club formateur pour terminer sa carrière. Le 2 août 2013, Lemar disputait d’ailleurs son premier match officiel contre Dijon en remplaçant… Rothen, contre Dijon. Aujourd’hui consultant sur RMC, l’ancien international décrypte l’ascension du milieu monégasque, avant la demi-finale aller contre la Juventus Turin, ce mercredi (20h45).

«Il avait quelque chose dans le pied»

L’oeil de Jérôme Rothen :
«A ses premiers entraînements, il passait un peu inaperçu dans le groupe, il ne s’imposait pas. Mais dès le premier ballon qu’il a eu dans les pieds, il s’est passé un truc. On a vu qu’il avait cette vista, cette technique. C’était déjà un joueur à part. Il avait quelque chose dans le pied. Au début, ça n’a pas été facile : même s’il avait le talent, c’était quelqu’un d’assez frêle. Il fallait qu’il muscle son jeu.

Vu les qualités qu’il avait à 17 ans, ça a été une erreur de ne pas le lancer avant. J’ai été un des premiers à le dire et on me l’a reproché. Je savais qu’il ferait une belle carrière, mais de là à dire qu’il en serait aussi loin 3-4 ans après, je ne pouvais pas le deviner. Sa progression a été fulgurante, il a fait le bon choix en signant à Monaco, qui a fait une affaire exceptionnelle en l’achetant pour 4 M€.»

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Six choses à savoir sur Thomas Lemar

Son caractère

Très discret, avec un goût modéré pour les médias, Lemar tranche par rapport à certains de ses contemporains.

«Il n’a pas la grande gueule pour s’imposer devant tout un groupe»

L’oeil de Jérôme Rothen :
«Il est un peu introverti, très réservé mais ce n’est pas quelqu’un qui reste dans son coin et qui ne dit rien. Il a ce côté attachant. Dans un groupe, une fois qu’il se sent bien, il est capable de déconner, d’être chambreur. Mais toujours en petit comité. Il n’a pas la grande gueule pour s’imposer devant tout un groupe, mais il faut de tout dans une équipe. Il est très respectueux alors que ça se perd beaucoup dans les nouvelles générations. Mais pour faire une grande carrière, je pense qu’il sera obligé de se forcer à être différent, un peu plus sûr de lui dans le vestiaire, même si dans un sens, ça peut être une force d’être réservé et à l’écoute.

S’ouvrir aux médias, ce n’est pas simple pour Thomas. La salle de presse pleine, c’est un effort. Ça va beaucoup mieux, il s’est amélioré sur plusieurs…

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