Real Madrid (2003-2004) : le burn-out

Son élimination: Victime de l’incroyable Monaco millésime 2003-2004, le Real Madrid est éliminé dès les quarts de finale (4-2, 1-3). Les « Galactiques » Ronaldo, Zidane, Figo, et Raúl pensaient avoir fait le plus dur en ouvrant le score sur la pelouse monégasque avant de craquer sur un doublé de Ludovic Giuly et un but de Fernando Morientes, prêté par le Real. Après ce résultat, l’entraîneur portugais Carlos Queiroz tente de justifier la défaillance de ses hommes par un manque de fraîcheur : «Nous payons la conséquence d’un match tous les trois jours depuis l’automne dernier.»

L’exploit de Monaco devant le Real Madrid

La suite: Difficile de dire si c’est une question de fraîcheur ou de confiance. Reste que la fin de saison du Real Madrid est un long calvaire: six défaites en sept matches de Championnat aboutissant à une presque inédite quatrième place au classement et un échec en finale de Coupe du Roi contre Saragosse. Seule une victoire à Vincente-Calderon contre l’Atlético vient radoucir une terrible fin de saison qui coûte son poste à Queiroz. Côté C1, les Madrilènes ne retrouveront pas les quarts avant 2011.

AC Milan (2003-2004) : le championnat pour se consoler

Son élimination: On parlait déjà de miracle. Après une défaite 4-1 à San Siro, le Deportivo La Corogne arrache son billet pour les demi-finales de la Ligue des champions à l’AC Milan avec une victoire 4-0 au Riazor. Le club lombard, tenant du titre, a totalement perdu pied. Ses stars, Maldini, Pirlo, Chevtchenko et Seedorf, ont manqué cruellement de combativité devant des Espagnols prêt à se battre «jusqu’à la dernière goutte de sang» dixit l’Uruguayen Walter Pandiani. Dès la pause, le Depor passe devant avec un troisième but signé De Luque. La réaction milanaise se fait attendre. Fran en profite pour finir le travail du gauche à quinze minutes du terme.

La suite: «C’est une immense déception pour nous mais je pense que cette défaite pourra nous aider en championnat dans la conquête du titre.» Carlo Ancelotti, l’entraîneur de l’AC Milan, relativise. Avec cette élimination inattendue, sa saison s’est pratiquement achevée. Déjà éliminé en Coupe d’Italie, le club doit encore jouer six rencontres de Championnat mais dispose d’une large avance sur l’AS Rome et la Juventus, ses derniers poursuivants. Quatre victoires, un nul et une défaite plus tard, Milan s’offre son premier scudetto depuis cinq ans. Pour la C1, il faudra attendre 2007 et passer par l’inoubliable finale de 2005 à Istanbul contre Liverpool.

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Iker Casillas, dépité après le nul de Lyon à Madrid. (P.Lahalle/L'Equipe) Iker Casillas, dépité après le nul de Lyon à Madrid. (P.Lahalle/L’Equipe)

Real Madrid (2009-2010) : un « Lyonazo » à oublier

Son élimination: «C’est qui les Galactiques ?» titrait L’Equipe après la qualification de Lyon en quart de finale aux dépens du Real Madrid. Les joueurs de Claude Puel, vainqueurs 1-0 à Gerland, tiennent le nul à Santiago-Bernabeu. Dans l’enceinte madrilène, on reste sans voix. Florentino Perez avait investi 252 millions d’euros l’été précédent pour faire venir Cristiano Ronaldo, Kakà et Karim Benzema avec un objectif en tête: la decima, un dixième titre en Ligue des champions. Ce tremblement de terre sera baptisé «El Lyonazo» et sera le symbole du péché d’orgueil commis par les merengues, convaincus d’une qualification contre le club français.

La suite: L’élimination précoce fait tache. Déjà, le Real s’était incliné contre la modeste formation d’Alcorcon en Coupe du Roi. Après Lyon, Manuel Pellegrini est certes confirmé jusqu’à la fin de la saison, mais il semble évident qu’il va laisser sa place une fois celle-ci achevée. Le club était en tête de la Liga à ce moment de la saison mais une défaite à domicile lors du Classico en avril permet à Barcelone de remporter le championnat. Le Real Madrid est deuxième avec 96 points. Depuis ce «Lyonazo», le Real a toujours atteint le dernier carré de la C1 avec deux succès à la clé en 2014 – la decima – et 2016.

Lyon (2011-2012) : une réaction tardive

Son élimination: Deuxième derrière le Real en phase de groupes de la Ligue des champions, Lyon avait été chanceux au tirage en tombant sur l’Apoel Nicosie en huitièmes de finale. Les Chypriotes vont pourtant se qualifier au terme d’une séance de tirs au but presque inespérée tant l’OL avait déjoué à Nicosie (1-0, 0-1, 3-4 t.a.b.). «Nicosie était une équipe moyenne, mais Lyon a été beaucoup moins que moyen, et pour tout dire, pas très loin d’être moins que rien», commentait à chaud Vincent Duluc dans nos colonnes.

La suite: Septième de Ligue 1 après un début d’année 2012 difficile, les hommes de Rémi Garde se relancent en championnat après l’élimination en C1. Ils enchaînent sept victoires en neuf rencontres. Ils jouent également les finales des deux Coupes. Battu en prolongation contre Marseille en Coupe de la Ligue, l’OL s’offre un trophée en Coupe de France contre le petit poucet Quevilly. Néanmoins, cette bonne fin de saison ne permet pas au club de remonter sur le podium, une première depuis 1998.

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Aly Cissokho et les Lyonnais n'ont pas tenu leur rang à Nicosie. (A. Martin/L'Equipe) Aly Cissokho et les Lyonnais n’ont pas tenu leur rang à Nicosie. (A. Martin/L’Equipe)

AC Milan (2012-2013) : un déclin entamé

Son élimination: Dans des proportions moindres, l’élimination de l’AC Milan face à Barcelone en huitième de finale rappelle l’échec du PSG mercredi dernier. Vainqueur 2-0 à San Siro, Milan échoue encore en terre espagnole et repart du Camp Nou avec une défaite 4-0. Les Lombards subissent beaucoup et ont déjà perdu leurs deux buts d’avance à la pause. «Je sais que le Barça est la meilleure équipe du monde, avec trois joueurs extraordinaires, Messi, Xavi et Iniesta, et a mérité sa qualification, commente ensuite l’entraîneur Massimiliano Allegri, alors que nous, on est en construction et il nous reste encore beaucoup de travail.»

La suite: La construction suit son cours quelques mois. Le club termine bien la Serie A avec une troisième place encourageante mais les choses se gâtent par la suite. Le début de saison 2013-2014 est catastrophique, entraînant le limogeage d’Allegri en janvier. Depuis, le Milan ne s’est plus qualifié pour la moindre Coupe d’Europe et les managers se succèdent (Seedorf, Inzaghi, Mihajlovic et Montella) sans obtenir pareil succès.

PSG (2013-2014) : le palier infranchissable

Son élimination: Contre Chelsea, le PSG a longtemps cru tenir sa première demi-finale de C1. Vainqueurs 3-1 à l’aller, les Parisiens s’inclinent 2-0 à Stamford Bridge. Demba Ba inscrit le but qui permet à Chelsea de repasser devant à la 87e minute. «Entre Chelsea et nous, cela ne se joue pas à grand-chose. Pour moi, la différence, c’est l’expérience. Chelsea a plus l’habitude de jouer ce genre de matches que nous», regrette alors Laurent Blanc.

La suite: La semaine se termine mal pour le PSG qui perd également contre l’OL à Gerland. Cependant, le club se reprend bien en s’imposant contre les Lyonnais en finale de la Coupe de la Ligue la semaine suivante. Les Parisiens se sont d’ailleurs accaparés tous les titres nationaux depuis. En C1, Paris a pris sa revanche sur Chelsea en éliminant les Blues à deux reprises en huitième de finale en 2015 et 2016. Mais il ne s’est jamais autant approché du dernier carré de la C1 que ce soir d’avril 2014.

La frustration d'Edinson Cavani après avoir été battu par Chelsea. (P. Lahalle/L'Equipe) La frustration d’Edinson Cavani après avoir été battu par Chelsea. (P. Lahalle/L’Equipe)

J-B.C.

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