Inconsistants en première mi-temps puis malchanceux, les Lyonnais se sont une nouvelle fois réveillés trop tard. Une quatrième défaite à domicile qui éloigne les perspectives de podium.

C’est à désespérer. Capables de donner la leçon à Marseille (3-1) ou à Monaco (3-1) et d’inquiéter franchement le PSG (1-2), ces Lyonnais sont aussi en mesure de sombrer contre un peu près n’importe qui. Ce n’est pas fait injure aux Lillois que de parler ainsi. Pour évacuer le sujet, les Dogues ont rempli leur contrat. Un football limité, axé sur deux lignes défensives très basses et un attaquant au petit bonheur la chance. Mais on ne peut pas reprocher aux Nordistes de ne faire que ce qu’ils savent faire. Même si leur comportement fut plus qu’exaspérant avec des gains de temps intempestifs qui ont commencé vers la… deuxième minute.

Valbuena, héros malchanceux

Ce qui est plus gênant en revanche, c’est l’entame de match des Gones. On ne peut pas dire que le scénario n’était pas attendu, mais ils n’ont pas su répondre à ce défi. Trop peu de rythme, trop peu de décalages, trop peu de tout. « On n’a joué qu’une mi-temps, c’est insuffisant pour espérer quoi que ce soit, a regretté Bruno Genesio. On a manqué d’impact physique et de justesse technique. Sur la première mi-temps, ce n’était pas illogique d’être mené au score. »

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En seconde période, Lyon y a mis plus d’ingrédients. Il a aussi été mieux quand il est repassé en 4-3-3, juste après l’heure de jeu. Les entrants, Darder et Cornet, voire Ghezzal, n’ont eu aucune peine à faire mieux que leurs prédécesseurs. Cela n’a pas suffi au final parce que les Olympiens ont fait preuve d’un incroyable manque de réalisme. Et de chance aussi. Il y avait eu le contre son camp de Yanga-Mbiwa d’abord, et la barre de Valbuena sur coup franc dans le premier acte. Il y eut, après la pause, un impensable raté de l’ancien lutin marseillais. Ce non-but, il l’aurait marqué 99 fois sur 100. Mais pas hier soir. « Les Dieux du foot ont été avec nous », a reconnu le coach adverse, Patrick Collot.

Mais ce n’est pas suffisant. Le manque de réalisme fut malheureusement prégnant. Comment Lacazette a-t-il fait pour ne pas accrocher le cadre et le nul à deux minutes du terme ? Parce que cinq minutes avant le penalty obtenu et marqué par le meilleur buteur lyonnais, les Rhodaniens avaient concédé un coup de pied de réparation.

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Horaire maudit

Valbuena, décidément maudit, se grima un défenseur un peu gauche pour sécher Corchia (79e ). Ce fut beaucoup trop pour ce Lyon-là.

« C’est un vrai coup d’arrêt », reconnut Bruno Genesio qui, avant ce match, parlait encore du titre. C’est surtout une bien mauvaise opération le week-end où l’OL en espérait une juteuse avec le PSG-Monaco.

Dans l’approche mentale, Lyon a montré ses lacunes. Une nouvelle fois. L’horaire honni, 17 heures, avec six défaites sur les sept matches joués en fin d’après-midi cette saison, n’est qu’un épiphénomène. Mais comme cette équipe ne semble capable de se motiver que contre les “grosses” équipes, les déplacements à Marseille et Saint-Étienne pourraient même servir de rebonds. Et à ne plus désespérer.

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