Un Paris SG infiniment supérieur à Marseille (5-1) a spectaculairement repris sa domination dans le « Clasico » pour rester dans le sillage de l’AS Monaco, dans un match vite éteint, dimanche pour la 27e journée de Ligue 1.

Le 0-0 en béton armé de l’aller n’était qu’une pause dans le chemin de croix de l’OM. Le PSG a douché en un quart d’heure, par des buts de Marquinhos (6) et Edinson Cavani (16), la ferveur rallumée par les progrès du club désormais sous pavillon américain.

Comme les stations du Christ, l’Olympique de Marseille en est à quatorze matches sans gagner ce duel, deux nuls et douze défaites, toutes compétitions confondues. Lucas (50), Thomas Meunier (61) et Blaise Matuidi (73) ont enfoncé les clous, et Rod Fanni apporté seulement un peu de pitié (70).

Le PSG, avec la surprise Javier Pastore, reste 2e à trois longueurs de l’ASM, vainqueur la veille à Guingamp (2-1). L’Argentin, titulaire pour la première fois depuis le 20 septembre dans une nouvelle saison pourrie par les blessures, est à l’origine de deux buts, avec un joli coup du foulard au départ du troisième, signé Lucas.

Evra dépassé

La confiance en elle de l’équipe d’Unai Emery contrastait avec le jeu embrouillé de l’OM. Comme à Monaco (4-0), l’équipe de Rudi Garcia a très tôt rendu les armes. A Louis-II, elle était menée 2-0 avant la demi-heure de jeu, et 3-0 à la mi-temps. L’OM n’a battu que Lyon (2-1 a.p. en Coupe de France) cette saison parmi les « gros ».

Lisez aussi:  Lyon a plié à Rome (2-1), mais n'a pas rompu pour voir les quarts de finale

Cette équipe souffre de trop de faiblesses, surtout quand Bafétimbi Gomis est forfait et Patrice Evra dépassé. Tonton Pat, peut-être gêné par sa cuisse, a d’ailleurs été remplacé à la pause par Henri Bedimo.

Le plan sécurité de Rudi Garcia, avec Frank Anguissa plutôt que le plus offensif Morgan Sanson au milieu de terrain, a vite été froissé par l’ouverture du score de Marquinhos (6).

Le Brésilien a repris de la tête un centre également de la tête de l’autre défenseur central, Thiago Silva. « Marqui » avait déjà marqué dans le fameux Clasico d’il y a deux ans (3-2), d’où datait le précédent record de l’Orange Vélodrome, battu dimanche avec 65.252 spectateurs.

A peine le temps de frissonner sur une frappe de Dimitri Payet de peu à côté (15) qu’Edinson Cavani assommait les Marseillais sur une action haute-couture: lancement de Marco Verratti, déviation subtile de Javier Pastore et pichenette du « Matador » uruguayen au-dessus de Yohann Pelé (16).

Plus grosse victoire parisienne en Clasico

Le coup de poker tenté par Unai Emery a payé. Pastore, très souvent blessé, ne jouait que son onzième match cette saison.

Lisez aussi:  Yohann Thuram : "Une grande pensée pour Fab'" - MaLigue2

L’OM perdait pied, à l’image de ce carambolage ridicule entre Patrice Evra et Rolando qui aurait dû offrir le 3-0 plus tôt au PSG si Lucas n’avait pas été si gourmand et avait servi Cavani au lieu de frapper (23). Son buteur le lui a d’ailleurs vertement reproché.

Marseille, au supplice sur chaque coup de pied arrêté, n’a quasiment jamais inquiété son rival, hormis sur une frappe enroulée (30) et un poteau (74) de Dimitri Payet, très décevant.

Lucas puis Julian Draxler, sur un centre parfait de Thomas Meunier, et enfin Matuidi, d’une lucarne, ont signé la plus grosse victoire parisienne au Vélodrome dans un Clasico. Paris avait déjà gagné une fois 5-1 sur son rival marseillais, mais c’était au Parc de Princes en 1978.

Dès l’heure de jeu, le Vélodrome a commencé à se dégarnir, et un fumigène lancé du virage Sud a même atterri au milieu des joueurs à 4-0 (61).

Les Parisiens ont « écrasé » les Marseillais comme le leur avaient demandé leurs supporters, interdits de déplacement. L’OM n’a plus battu le PSG depuis le 27 novembre 2011 (3-0), le chemin est long vers l’OM champion project…

Lire l’article d’origine

Avez vous lu?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *