L es Crocos peuvent éliminer un concurrent direct dans la lutte pour l’accession, et monter sur le podium, ce vendredi à 20 h lors de cette 34e journée.

C’était inconcevable. Irréalisable. Quel retour, mes aïeux, depuis le match aller ! Souvenez-vous, quand Nîmes a reçu Reims le 25 novembre. C’était la 16e journée, les Crocos n’avaient pas gagné un match à domicile, leur pelouse était catastrophique, ils visaient le maintien et les Champenois faisaient encore figure d’épouvantails de Ligue 2. Grâce à un but de Ripart et un doublé d’Alioui, NO s’était dépucelé aux Costières (3-0).

Si on avait dit à Bernard Blaquart que, cinq mois plus tard, il se présenterait à Delaune avec 3 points d’avance sur le Stade de Reims, il ne nous aurait évidemment pas crus. « C’était inimaginable, confirme l’entraîneur. Reims, c’était le favori annoncé du championnat avec Le Havre. Le plus gros budget (20 M€). Nous, on en était à essayer de remporter un match à la maison. Ça devenait crispant. Puis quand vous avez 25 pts à Noël, vous ne pouvez pas penser à la Ligue 1. Personne n’est jamais monté avec un tel total à la trêve. En plus, on a laissé filer tellement de points en cours de route que c’était difficile d’y croire… »

Les équipes

Reims : J.Carrasso – Métanire, Jeanvier, Weber (cap), Amiot – Chavarria, Devaux, Da Cruz, Diego – Oudin, Kyei. Remplaçants : E.Mendy (g.), Vallier, Ndom ou H.Rodriguez, Berthier, Baldé. Absents : Charbonnier, Turan Bouhours, Fortes, Bulot, H.Traoré, Kankava.

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Nîmes : Marillat – Alakouch, Briançon, Harek (cap), Diabaté – Azouni, Savanier, Fabre – Thioub, Kouakou, Cissokho. Remplaçants : Gallon (g.), Marin, Paquiez, Aït-Fana, Ripart. Absents : Sourzac (lombalgie), Valls (genou), Angoula (talon), Alioui (péroné), Sissoko (reprise),Garcia, Chamed (choix). 

Stade Auguste-Delaune.
Arbitre : M.Ben El Hadj.

Et pourtant, à 5 journées de la fin, les Nîmois y croient. Plus que jamais. « C’est notre plus belle saison depuis je suis ici, confie Cissokho, arrivé en 2013. On n’a jamais été aussi proche de la L1, de réaliser un truc énorme. Notre objectif est déjà atteint, aujourd’hui, on se fait plaisir, et ça marche. Dans ce championnat, on dirait qu’il n’y a personne qui veut monter. Moi, j’aimerais bien, je n’ai jamais vécu d’accession ! », sourit l’ailier gauche, qui retrouve la forme au bon moment. « Reims ou un autre, on ne se préoccupe pas de l’adversaire, assure le Sénégalais. Je crois que ça ne dépend que de nous… »

Chez ses rivaux, Nîmes a toujours été bon

Après tout, il n’a pas tort : chez ses concurrents directs, NO a toujours été bon. En attendant d’aller défier le leader Brest en avion privé, début mai, la meilleure équipe de L2 à l’extérieur est rentrée victorieuse de Lens (3e) et d’Amiens (6e). Elle a aussi ramené de bons nuls de Strasbourg (2e) et Troyes (5e). C’est pour cela que coach Blaquart n’a pas peur d’annoncer qu’un « nul à Reims ne serait pas un bon résultat. Car il risquerait de nous éloigner du podium. Et pour eux, ce serait la fin des espérances. »

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À Nîmes, elles grandissent de jour en jour. « On n’a jamais été sur le podium, on n’est pas en position de force, mais on vit un super truc et on ne se pose pas de questions. La pression est positive. Pour nous, ce n’est pas une nécessité de monter, contrairement à Reims. » Et l’entraîneur gardois de filer la métaphore cycliste : « En fait, depuis le début de l’année, on est engagé dans une course-poursuite. Au début, on était attardé. On a réussi à revenir dans le peloton, puis on l’a décroché et on a rejoint les échappés. Et maintenant, on est tout près du groupe de tête. »

Sur la plus belle pelouse de Ligue 2 (notée 18,6/20), avec Harek et Ripart finalement dans le groupe, les Crocos ont l’occasion d’éliminer définitivement un candidat à l’accession – qui reste sur 4 journées sans succès – et de (re) monter sur le podium. Ils pourraient alors penser à mettre le champagne au frais. Mais attention : Nîmes Olympique ne s’est plus imposé à Reims depuis 1972 en championnat et depuis 1973 en Coupe de France. Voilà un défi qui semble à sa mesure.

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