A vant la réception de l’AC Ajaccio, ce vendredi lors de la 37e journée, pourquoi et comment les Crocos sont passés de la 14e à la 2e meilleure défense.

Depuis le début de l’ère Blaquart, en novembre 2015, son équipe était plus d’attaque que sa défense. La remontada de la saison passée doit plus à la puissance offensive des Crocos (meilleure attaque de L2 à partir de la nomination de coach Blaquart) qu’à leur solidité défensive (16e défense de la 16e à la 38e journée). L’exercice 2016-2017 avait commencé sur les mêmes bases : à Noël, Nîmes (9e au classement) affichait la 2e meilleure attaque, mais la 14e défense…

Et puis la dynamique s’est inversée. Les pièces du puzzle se sont assemblées. Et l’arrière-garde gardoise a fermé la boutique. En 2017, NO n’a encaissé que 14 buts en 17 matches. Soit la deuxième meilleure défense du championnat depuis le début de l’année (derrière Le Havre, 13). C’était même la meilleure avant les deux buts pris à Brest.

Le système et les automatismes

Pourtant, les hommes sont les mêmes que cet été. Même si onze éléments à vocation défensive ont été utilisés depuis janvier. Gallon puis Marillat dans le but, Briançon, Harek, Marin, Garcia et Azouni en charnière centrale, Diabaté, Paquiez, Angoula et Alakouch sur les côtés. Mais pour Jérôme Arpinon, c’est le système qui a tout changé : “On est devenu plus équilibré, et donc plus solide, quand on est repassé en 4-3-3, avec trois milieux récupérateurs, estime l’entraîneur adjoint. Aujourd’hui, c’est difficile de passer dans l’axe contre nous. On marque un peu moins de buts, mais on en prend surtout beaucoup moins”. Vrai, car l’attaque n’est pas en berne : c’est la 6e de L2 en 2017.

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D’ailleurs, l’effort défensif, “il part des attaquants, précise Anthony Briançon, le défenseur nîmois le plus utilisé (32 apparitions). Après, avec trois milieux, on récupère plus de ballons, et nous, derrière, on ramasse ce qui reste, les pots cassés !”

Ensuite, “notre objectif, avec Fethi (Harek, le capitaine et patron), c’est que Yan (Marillat) touche le moins de ballons possibles. Et après, comme ce qu’il a à faire, il le fait bien…” Marillat, qui a succédé à Gallon dans la cage après la blessure de ce dernier (fracture du pied), ne s’est incliné que 17 fois en 20 rencontres. Soit une moyenne de 0,85 but par match. Il n’y a guère que Farnolle, le portier du Havre, qui fait mieux (25 buts en 30 journées, 0,83 de moyenne).

“Je crois qu’il a fallu le temps que la machine se mette en route, que Zié (Diabaté), Gaël (Angoula) puis Sofiane (Alakouch) s’intègrent. Maintenant, en défense, on ne fait qu’un. On ne fait qu’une force, dit joliment Marillat. On se sent solide, et on est tellement heureux d’être là et d’être ensemble que ça marche. Et moi, je n’ai souvent qu’un arrêt ou deux décisifs à faire. Mais moins je touche de ballons, mieux c’est !”

Douze “clean sheet”

Avant lui, Gauthier Gallon et Mathieu Michel avaient globalement plus de boulot dans leur but. “L’an dernier, l’équipe était obligée de gagner ses matches pour se maintenir, elle se déséquilibrait plus facilement”, pense Marillat. Aujourd’hui, “on se sent moins en danger, reprend Briançon. Et on fait beaucoup de clean sheet (littéralement, feuille propre. Sportivement, match sans encaisser de but, NDLR). On en est à douze, je crois…” C’est exactement ça, et ça classe une défense.

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Moins de buts encaissés, et “moins d’occasions pour l’adversaire, aussi, ajoute Zié Diabaté. En début de saison, on ne faisait pas bloc, on manquait d’automatismes entre nous. Désormais, on se connaît mieux, on joue plus compact. Les latéraux compensent les axiaux, et les ailiers compensent les latéraux. On a moins de failles”.

Ce qui permet aux défenseurs d’attaquer sans… arrière-pensée. “Les coaches me demandent de toujours soutenir mon ailier, et de finir mes montées par des centres, reprend l’Ivoirien. Avant, je dois beaucoup bosser défensivement. Mais avec Nîmes, j’ai marqué le premier but de ma carrière (fin janvier contre Strasbourg, NDLR), ça prouve que je monte !” Voilà pourquoi Nîmes a la meilleure différence de but de L2 (+15, comme le leader Strasbourg). Et cela pourrait servir au moment du décompte final, en cas d’égalité…

Marin incertain

Entraînement de veille de match ce jeudi à 16 heures à la Bastide, et non pas aux Costières comme initialement prévu. A cause de la pluie, le club craint d’abîmer la pelouse. Marin, touché à la cuisse, est très incertain. Il serait remplacé par Garcia ou Azouni, qui descendrait d’un cran…

Billetterie : aux Costières ce jeudi de 10 h à midi et de 14 h à 17 h, vendredi dès 9 heures non-stop jusqu’au match (coup d’envoi 20 h 30) ; sur internet, au Bar Joe (44 bd Victor-Hugo à Nîmes) et les points de vente Francebillet et Ticketmaster. Tarifs : 5 € tribune Est, 10 € Sud, 15 € Nord.

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