La moitié du championnat rêve de monter en Ligue 2 au soir du 19 mai. Châteauroux peut y croire aussi, et encore heureux ! Face à un rival direct, ce soir (20 heures), il faudra la victoire. Forza Berri !

Bien sûr, le classement est encore virtuel puisque plusieurs équipes ont encore une rencontre de retard, dont Châteauroux (à Belfort, le 7 mars), ce qui lui offre tout de même un match bonus non négligeable.

Châteauroux-Lorient : ce qu’on a aimé… et moins aimé

Mais enfin, le suspense est total et ligote dix équipes, soit plus de la moitié du championnat. Car on peut descendre jusqu’à Béziers (10 e, 26 points et un match en moins) pour établir la liste des équipes pouvant encore légitimement croire en leur destin.

« C’est mieux qu’il y ait beaucoup d’équipes encore en lice pour la montée comme ça, une défaite ne condamne pas », commente le coach Michel Estevan pour dédramatiser les prochains rendez-vous. C’est une façon de voir les choses. Mais, s’il y a beaucoup d’équipes placées, il ne faudra pas trop perdre justement.

La Berri y a cru presque jusqu’au bout

En tout cas, désormais, la Berri n’a plus que le championnat à jouer. La totalité de l’effectif n’est plus concernée que par cette nécessité absolue d’accéder en Ligue 2. Car il n’y a plus les coupes nationales pour s’aérer les méninges avec de l’adrénaline positive.

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Le championnat est maintenant au centre de tout. Et, face au CA Bastia, il s’agira aussi d’un vieux compte à régler ou à solder. Car, c’est en Corse que les Berrichons avaient perdu leur premier match à l’extérieur (2-0). Surtout, la manière avait été catastrophique au point d’entraîner une réelle crispation des dirigeants.

Berrichonne de Châteauroux privée de déplacement à Belfort

C’est même à partir de cette saumâtre défaite que les rapports entre Michel Estevan et Jérôme Leroy (davantage directeur sportif que conseiller du président) se sont distendus puis rompus. Ce qui est gênant pour deux cadres essentiels de cette entreprise de spectacle sportif. On dit qu’une opération rabibochage (de dupes ?) serait dans les tuyaux.

Le championnat est maintenant au centre de tout

Bon, le coach est plus proche que jamais de son effectif et surtout de son équipe de base. Le ressort affectif est, c’est vrai, souvent un recours déterminant à l’approche du money-time.

La Berri entre repos et mercato

Michel Estevan va rester fidèle à son plan de jeu, qui a apporté des résultats convenables ces derniers temps. La manière ? On a compris qu’en ces temps de dictature du résultat, la qualité de jeu est une coquetterie secondaire. On peut le regretter mais c’est ainsi.

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Les deux recrues hivernales alignées

L’entraîneur alignera donc une équipe sans surprise, en titularisant les dernières recrues « mercatesques » : Jordy Siebatcheu et Éric Tiébi. Le premier a démontré sa valeur face à Lorient (Ligue 1) en Coupe de France il y a dix jours (2-3 après prolongation) et le second a plu au coach lors des entraînements, « c’est un renfort » assure-t-il.

Et Estevan de prévenir ses troupes ainsi : « Ne pas avoir peur de la défaite sinon on va jouer petit bras. Allons de l’avant ». Chiche.

Les équipes

Châteauroux. Pillot, Traoré, Sanganté, Mboné, Raineau, Héloise, Tié Bi, Merghem, Boukari, Siebatcheu, Tounkara (Dorangeon, Fofana, Dequaire, Khadda, Sawadogo).

CA Bastia. Baltus, Josse, Lacour, Le Picard, Kupa, Beynié, Camara, Diongue, Pandor, Bobichon, Koné (Padovani, Mendes, Koussalouka, Herelle, Massoni).

Laurent Fortat

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