stade de la licorne à AmiensAmiens écrase Strasbourg et prend la quatrième place du classement

Il y a eu des matches inoubliables au stade de la Licorne depuis son inauguration le 24 juillet 1999. Celui de samedi en fait partie avec sept buts inscrits dont six après 38 minutes de jeu. Les Amiénois se sont arrachés pour décrocher leur huitième succès grâce à une frappe de Monconduit en pleine lucarne (88e). Ils se relancent et se retrouvent en quatrième position, à un point du podium. «  C’est une grosse joie pour le groupe et l’ensemble du club, savoure Christophe Pelissier. À la mi-temps, j’ai dit aux joueurs qu’ils joueraient peut-être un match comme celui-là dans leur carrière. Toute la semaine, on parle de considération technique, tactique et puis tout vole en éclats. Parce que l’animation offensive de chaque équipe prend le pas sur la défense. En 38 minutes, il y a eu six buts.  » De la folie suite à des largesses défensives de la part des deux équipes avec un mauvais geste de Kamara avant le but inscrit par Dibassy : un coup de genou dans le bas-ventre de Seka, à terre.

De quoi provoquer la colère de Marc Keller, le président strasbourgeois, à la mi-temps dans le vestiaire de l’arbitre, images à l’appui. Kamara déjà averti, et déjà expulsé au match aller, risquait le pire. «  Il était sur un fil et s’il reprenait, il pouvait recevoir un deuxième carton et on aurait fini à 10 en étant handicapés pour les prochains matches. Cela a été un choix que j’ai fait, assume l’entraîneur amiénois. Il fallait calmer le jeu et retrouver de la sérénité. À chaque fois qu’on jouait au sol, on les mettait en difficulté. En seconde période, on s‘est attachés à être meilleur dans ce domaine, plus calme même si on a senti que c’était tangent des deux côtés. »

Lisez aussi:  Ligue 2: Lens prépare le sprint final

Les empêcheurs de tourner en rond

Et très indécis jusqu’à la 88e minute et la frappe de Monconduit. «  Malgré des incertitudes extérieures au club, où l’on parlait d’ambition, on arrive à gagner, insiste Christophe Pelissier. Je ne parle jamais d’ambition en termes de classement mais en termes d‘état d’esprit et de solidarité. C’est mon ambition au niveau du fonctionnement d’un groupe et il a répondu présent. On peut lire, entendre et dire beaucoup de choses mais les joueurs qui ne se donneront pas à 100 % ne feront pas partie de ce groupe. Le discours est clair avec eux et ils le rendent bien. Ce match aurait pu se terminer sur un nul mais il me semble que cette victoire est quand même logique car on est allés la chercher et l’arracher.  » De belle manière malgré le départ de Tinhan à Troyes, les absences de Bourgaud blessé, El Hajjam et Soumah suspendus. «  On avait souligné les absents et beaucoup de choses mais ceux qui ont joué ont répondu à mes attentes. Cela me fait plaisir  », souligne-t-il.

Lisez aussi:  Football. Trois ans après, Luzenac pourrait finalement monter en L2

Pas question de bomber le torse et d’annoncer autre chose que le maintien. Quoique : «  Le sprint final, ce sera dans les dix dernières journées. Si d’ici là, on a rempli le premier objectif, le maintien, et qu’on est toujours placés là-haut, pourquoi serait-on plus idiot que les autres même si on sait qu’il y a des grosses écuries ? Nous, la seule chose qu’on a envie de faire, c’est d’être le trublion. On a été classés dans une certaine catégorie d’équipes en début de saison et maintenant, ce serait bien qu’on soit les empêcheurs de tourner en rond.  » Ce sera le cas si les Amiénois gardent la même ligne directrice et se renforcent avec deux joueurs dont un bon attaquant. Personne ne les attendait à cette place. Pourvu que ça dure et en attendant le déplacement à Niort, cette victoire face à Strasbourg a une saveur vraiment particulière. Ça vaut un Château Pavie, qu’importe l’année.

Avez vous lu?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *