Propos recueillis
par David
 Poisnel

Au fond du couloir, on avait entendu les Ajacciens pousser leur cri de guerre et chanter en l’honneur de leur président, en espérant sans doute susciter sa générosité. Meilleur Ciel et Marine face aux Gaziers, Issam Chebake fut le premier à se présenter en zone mixte. Puis ce fut au tour de son coach, Oswald Tanchot, de s’arrêter face aux micros pour évoquer cette nouvelle soirée manquée par son équipe.

Septième match sans victoire, troisième défaite de suite à domicile…

Oswald Tanchot : « C’est dur. On désespère de pouvoir retrouver le sourire et savourer à nouveau des moments positifs. Il y a beaucoup d’abattement dans le vestiaire. Mais on va assumer tout ça collectivement, se serrer les coudes, et on sait très bien que dans ces périodes-là, pour s’en sortir, il faut réussir à inverser la tendance. Ce soir, c’est le scénario typique d’une équipe malade qui se liquéfie au premier élément négatif, car je crois que les joueurs avaient envie de bien faire. Il y a eu des matches où on a pu en douter, mais pas
ce soir. »

Tactiquement, vous aviez pourtant tenté d’innover.

« On a eu des mouvements en début de match qui étaient plutôt intéressants. On n’allait pas au bout car on avait l’impression que certains de nos joueurs étaient tiraillés entre l’envie d’accompagner l’action et de sécuriser. C’est la plus mauvaise des options, mais il y a eu des situations intéressantes avec des centres à droite et à gauche. Mais après ce but sur corner, on a senti que l’équipe se mettait à douter. C’est la nature humaine qui veut ça, on se repose un peu sur le partenaire, on est un peu sur le reculoir et on ne fait rien de bien. A l’arrivée, sur un match où notre gardien n’a pas un arrêt à faire, on prend deux buts. C’est le scénario d’une équipe en plein doute. »

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Le HAC est désormais 13e, que peut-il encore espérer ?

« On va essayer de ne pas regarder le classement. De préparer le match qui vient, d’aller à Troyes en espérant que ce soit celui qui nous permette de repartir sur du positif. Le classement, on va l’occulter. Car si on le regarde tous les jours, on va se faire mal à la tête. »

Le Ghanéen Assifuah arrivera en février. Votre équipe a-t-elle besoin d’autres renforts ?

« Après ce match, ce serait malvenu de ma part de parler de ceux qui pourraient venir ou de ceux qui ne sont pas là. Mon rôle, ce soir, c’est d’être près des joueurs qui ont joué. Ce n’est pas le moment de commencer à sortir le parapluie. Je suis solidaire de l’équipe et solidaire du match qu’elle a fait. Je suis triste avec eux et triste avec les supporters du club, les gens qui aiment le HAC. Je suis malheureux de ne pas apporter plus de sourires aux gens qui aiment le club. Ça me désole. »

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« Je me suis construit dans la difficulté »

On a senti une réelle cassure avec le public.

« C’est normal que les gens ne soient pas contents. Ce n’est pas au public qu’il faut faire des reproches, ni aux absents ou à ceux qui étaient là, au contraire. Ceux qui étaient là ont bravé le froid, ceux qui viennent dans ces circonstances, ce sont les amoureux du club. C’est surtout pour ça que je suis très déçu. Pour nous, mais surtout pour les autres. »

A titre personnel, comment vivez-vous cette période délicate ?

« Pas bien, c’est une évidence, mais
je me suis construit dans la difficulté,
l’adversité, ce ne sont pas des choses
qui me font peur. Je suis un combattant de nature, quelqu’un qui ne renonce
jamais. Donc je suis plus que jamais déterminé à redonner au moins le sourire aux gens. »

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