En haut comme en bas du championnat de Ligue 2, le suspense est au rendez-vous au sein de l’antichambre de l’élite, dont l’issue reste très indécise. Alors que Brest se déplace à Lens samedi pour un duel au sommet entre deux prétendants très sérieux à la montée en Ligue 1, nous décryptons ce championnat serré comme jamais.

À huit rencontres du terme de cette Ligue 2 cru 2016/2017, cinq unités séparent le leader, Lens (52 points), à égalité avec son dauphin brestois, de Troyes, sixième (47 points).

Un écart infime si l’on se réfère à ceux habituellement en vogue à ce stade de la compétition. Sur les cinq exercices précédents, le premier de la classe comptait bien souvent, après trente journées, une avance déjà conséquente : douze pour Bastia (2011-2012) et Dijon (2015-2016), onze pour Troyes (2014-2015) et Metz (2013-2014). « Le football reste le sport le plus imprévisible, martèle Jean-Marc Furlan, l’entraîneur du Stade brestois. On l’a vu avec l’élimination de Paris contre Barcelone en Ligue des Champions. La Ligue 2 conserve une forme d’homogénéité. Les promus se retrouvent très souvent devant aussi. »

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Difficile de remonter

Strasbourg et Amiens, débarqués cette année en Ligue 2, apparaissent comme des prétendants très sérieux à la montée, alors qu’une équipe comme Le Havre n’est pas à un rang conforme à ses ambitions initiales. Nîmes (7e avec 45 points), et Niort (8e avec 43 points) restent aussi en embuscade. Le facteur économique ne se vérifie pas toujours selon Furlan, « avec des équipes à gros budget qui ont souvent du mal à remonter directement. »

L’AS Monaco, reléguée à l’issue de la saison 2011-2012, peut en témoigner, en ayant mis deux saisons pour retrouver la Ligue 1, sous la houlette de Claudio Ranieri. Nantes et Saint-Etienne, des grands noms du football français, ont eux aussi peiné à remonter.

« Une dizaine d’équipes peuvent encore monter »

Enfin, selon le technicien finistérien, la question de l’expérience des effectifs est également à soulever. « Avant, les joueurs de Ligue 2 qui comptaient plus de cent matches en Ligue 1 étaient très nombreux. Ce n’est plus le cas du tout. »« Pour moi, si le championnat est aussi serré, c’est que le niveau d’ensemble est plus élevé qu’avant, estime Alain Casanova, l’entraîneur de Lens. Aujourd’hui, il y a encore une dizaine d’équipes qui peuvent encore prétendre monter. Nîmes est encore là, Niort aussi… Pour moi, le niveau de beaucoup d’équipes de Ligue 2 est très intéressant. »

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Une homogénéité qui se retrouve aussi en bas de tableau, avec une course au maintien tout aussi serrée, avec six points d’écart entre Laval, lanterne rouge (26 points), et le Red Star, 17e (31 points).

Et comme souvent, la régularité sera la clé. Avec cette année une variable supplémentaire à prendre en compte : la place de barragiste. « Même quand je suis monté avec Troyes (saison 2014-2015), et on finit treize points d’avance, tout s’est décanté en mars, ça a été un long combat », ajoute Furlan.

Signe que le choc de ce week-end entre Lens et Brest, samedi (15 h), permettra à l’une des deux premières formations de prendre une première option. Sans pour autant que celle-ci ne s’avère définitive.

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