Considérez-vous être dans la période la plus importante de la préparation physique ?

« C’est sûr qu’elle est primordiale actuellement, car c’est le moment où on génère de la fatigue pour créer une performance optimale, mais il y a aussi le maintien du potentiel toute l’année avec des cycles de travail, le suivi des joueurs… Je suis ni en avant, ni en arrière. On est en sous-marin au service du coach. La prépa physique est toujours sous-jacente, en support de la création d’un groupe afin d’être performant pour le premier match face à Ajaccio. »

Les joueurs semblent encore tirer la langue. Où en êtes-vous de la préparation ?

« Jusqu’au match des Herbiers mercredi, on a fait un gros volume de travail. Depuis, on diminue la charge, mais on monte l’intensité pour arriver peu à peu à un état de fraîcheur. Les matchs de préparation s’enchaînent donc on est dans du spécifique qui génère une autre forme de fatigue. Néanmoins, on estime que le groupe arrive plus vite cette année à un potentiel de performance qui pourrait être mis en place dès les premiers matchs de Ligue 2. »

Comment expliquez-vous cette progression ?

« Par le fait que beaucoup de joueurs de l’an passé sont restés. Les organismes sont déjà habitués à une charge de travail et ils s’adaptent plus rapidement aux exercices. Les joueurs ont aussi bien respecté les consignes pendant les vacances avec peu de prise de poids et un bon état de forme. Il faut dire aussi que le groupe vit bien, est déjà dans une intelligence de jeu commune et ça sublime la qualité de la préparation physique. »

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La préparation doit être différente pour les jeunes joueurs et les recrues…

« Oui, on fait une distinction selon les cas et les tests de première semaine. Par expérience, quand le train part, certaines recrues tombent des wagons et sont en retard, car dans leur histoire de carrière, certains étaient en attente d’un transfert et ont lâché la prépa. Ils doivent déménager, chercher un appartement… C’est un changement de vie donc on s’adapte sur les temps de jeu, sur la récupération… »

Des joueurs sortent-ils du lot durant cette prépa ?

« Non, pas vraiment même si certains sont déjà en très bonne forme. J’ai envie de saluer les néo-pros comme Bena, Bourhane ou Tom Lebeau qui donnent beaucoup, mais aussi les anciens qui jouent le jeu de se donner à fond. »

Le petit couac ce sont forcément les blessures…

« Oui, on a des petits bobos hormis pour Cyriaque (Rivieyran) pour qui c’est plus grave. Quand il a démarré la préparation avec nous, on ne savait pas qu’il souffrait des adducteurs. On l’a stoppé net quand on l’a su. Pour Jonathan Brison, on est attentif et on oscille entre préparation et rééducation de sa cheville. Après, je touche du bois, mais je n’ai jamais eu de gros problèmes d’ischio-jambiers ou de ligaments croisés. »

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Avez-vous fait évoluer des facteurs au fil des années ?

« J’ai passé tous mes diplômes d’entraîneur qui m’ont permis de faire évoluer certaines choses dans la préparation physique et parler le même langage que les coachs avec qui je travaille. Après on choisit des stratégies selon les objectifs du club et l’effectif dont on dispose. Sur les exos, en ce moment, je m’inspire pas mal du cross-fit par exemple. On a aussi pas mal investi dans du matériel de haut de gamme pour évaluer la performance et mieux récupérer avec la cryothérapie, de la balnéothérapie, de la pressothérapie… »

Êtes-vous plutôt adepte de la philosophie prépa physique avec ou sans le ballon ?

« Ma philosophie est de garder un maximum de préparation physique sans ballon pour que les joueurs ressentent qu’ils travaillent vraiment. C’est dans la culture française. Après, je prends en considération dans la préparation, les temps de jeu avec ballon des entraînements de Denis (Renaud) pour bien doser la charge et qu’on soit prêt pour le premier match face à Ajaccio. »

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