C’est devenu une tradition. A chaque trêve internationale son « ex » de Ligue 2. Pour la première de l’année, MaLigue2.fr fait parler la jeunesse d’Aloïs Confais ! Le milieu défensif/latéral droit de l’ESTAC a retrouvé la Ligue 1, un an après avoir déjà disputé la bagatelle de 15 rencontres parmi l’élite. Entre temps, le joueur de 20 ans a pu exprimer tout son potentiel en Ligue 2 (30 matchs) sous les ordres de Jean-Louis Garcia. Une expérience qui devrait lui servir, à l’instar d’un Troyes qui ambitionne de se maintenir en mai prochain, et ne pas reproduire le triste exercice 2015-2016 (20e).

Aloïs, vous retrouvez la L1, un peu plus d’un an après avoir terminé à la 20e place au bout d’une saison usante. Cette expérience vous sert-elle aujourd’hui ?

Dans tous les cas, oui. Toute expérience vécue au cours d’une carrière nous sert. La saison très difficile de 2016 n’échappe pas à la règle. Nous faisons déjà preuve de plus de concentration qu’il y a deux ans. Nous sommes plus rigoureux défensivement. C’est cela qui peut nous aider !

Ces changements ont-ils été perceptibles au cours de la préparation estivale ?

Nous étions également très concentrés. En réalité, nous abordons cette saison avec, dans les têtes, le souvenir de ce qui a pu se passer il y a plus d’un an. Nous savons à quoi nous attendre en Ligue 1. Lors de la préparation, nous savions déjà sur quoi nous appuyer afin de démarrer fort ce championnat.

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Sur le banc, Jean-Louis Garcia a-t-il changé son discours ?

Pas du tout, c’est toujours le même. Nous étions sur une bonne dynamique l’an passé. Pourquoi changer quand cela fonctionne ? Que ce soit en L1 et en L2, c’est sensiblement la même chose. En premier lieu la rigueur défensive, dans l’optique d’être toujours meilleur offensivement.

La rigueur défensive, c’est un peu ce qui avait fait défaut au Troyes de Jean-Marc Furlan il y a deux ans ?

Nous avons commis des erreurs par le passé. Après, de là à dire que c’est dû à notre défense…non. C’est une toute autre saison, avec un autre coach et une autre vision du football. Nous abordons ce championnat avec une motivation qui va nous permettre de gagner des matchs. Nous bénéficions d’un groupe qui vit super bien, d’un coach qui nous montre la bonne voie pour chercher ce maintien.

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Votre unique victoire du début de saison, vous l’obtenez à Nice. Une petite surprise ?

Cela ne nous étonne pas. Nous étions allés à Nice pour gagner. A partir de ce moment, nous ne sommes pas étonnés du succès. Nous sommes conscients d’avoir gagné contre une grosse équipe. Mais ce match est passé. Tous les autres seront aussi importants. Nice ou une autre équipe, ça reste trois points. Il faudra en engranger rapidement !

Toulouse, Montpellier, Metz… Le mois de septembre paraît déjà primordial pour l’ESTAC…

Là, nous avons conscience que ce mois sera très important. Nous abordons cette période avec deux défaites, oui, mais nous ne sommes pas atteints. Nous sommes réalistes quant au travail qu’il reste à accomplir pour être bons le week-end. Mais ça va bien se passer. Dans le contenu, malgré les revers contre Nantes et à Bordeaux, il y a beaucoup de choses intéressantes. Tout n’est pas à jeter.

« Les barrages, une très belle expérience »

Personnellement, comment vivez-vous ce début de saison, sans titularisation mais avec 3 entrées en jeu ?

Pour l’heure, le coach a une équipe en place et qui a plutôt bien fonctionné. Le fait d’avoir du temps de jeu, c’est important pour moi. Entrer, ce n’est que du positif. Cela me permet de gagner en expérience. Je reste jeune et je serai prêt le moment où il fera appel à moi pour une place dans le onze. Le groupe tourne bien et la concurrence, très saine, nous permet d’avancer.

Même si vous avez quitté la Ligue 2, continuez-vous de la suivre ?

Je regarde la Ligue 2 tous les week-ends ! Je suis vraiment tout le football ! Et puis, comme nous jouons le samedi, cela me permet de regarder les multi le vendredi soir. De plus, mon meilleur ami, Paul Bernardoni, évolue à Clermont. Je trouve que c’est un championnat encore plus relevé cette saison, très intéressant. Le fait d’y avoir goûté l’an dernier donne un peu plus de piment devant la télévision.

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Des équipes se démarquent-elles dans votre esprit ?

Le Havre et Reims ont réalisé un très gros départ. Lorient est une très belle équipe et Lens un peu en difficulté en ce moment. Je pense que ce championnat est très intéressant, où chaque équipe peut battre n’importe qui. C’est ça aussi qui fait le charme de la Ligue 2. Le championnat a un niveau très relevé. C’est vraiment super de voir la Ligue 2 comme ça.

L’an passé, vous avez disputé les barrages en fin de de saison. Cette saison, la LFP y a rajouté des play-offs. Que pensez-vous de cette mesure ?

Les barrages, au départ, je trouvais ça embêtant. Car ça laisse une chance supplémentaire au 18e de Ligue 1 de se maintenir. Pour le 3e de Ligue 2, c’est plus difficile. Mais, après avoir remporté cette double-confrontation, ça donne finalement quelque chose en plus à cette montée. Nous sommes allés la chercher jusqu’au bout dans la difficulté. Ça nous donne du piment en fin de saison. Les play-offs ? Ce sont de nouveaux supers matchs à disputer. Après, oui, ça sera difficile dans les jambes pour les équipes qui devront les jouer.

Monter après un barrage, c’est donc encore plus beau ?

Cela n’avait pas été fait depuis très longtemps. Nous avons pu vivre cela. C’était quelque chose de grandiose. D’aller gagner chez nous puis de chercher ce nul à Lorient. C’est une très belle expérience. Ces matchs ont une intensité particulière, ça apporte beaucoup dans une carrière et dans l’expérience du joueur.

Propos recueillis par Laurent Mazure

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