Mis entre parenthèse durant deux semaines avec la première trêve internationale de l’année civile, le football de club s’apprête à vivre les deux mois les plus palpitants de la saison. Jusqu’au samedi 3 juin, jour de la finale de la Ligue des champions à Solna, dans la banlieue de Stockholm, chaque match sera décisif dans la course aux trophées ou aux relégations, plus encore que précédemment, aux quatre coins de l’Europe.

Ce marathon cher aux amateurs de ballon rond débute en France par la finale de la Coupe de la Ligue, samedi 1er avril (21h). La compétition réservée aux clubs ayant le statut professionnel fait souvent l’objet de vives critiques, voire de moqueries ? L’affiche de sa finale n’est pas toujours très « glamour », son scénario parfois ennuyeux ? Cette année, la 23e du nom est à ne rater sous aucun prétexte. Voici pourquoi.

1. Une affiche de « rêve »

Dans son troisième et dernier format lancé en 1994, la Coupe de la Ligue a déjà proposé des épilogues excitant pour le grand public, sur le papier et dans les faits. Exemples avec PSG – Lyon (2-1 en 2014), Marseille – Lyon (1-0 a.p. en 2012), OM-Bordeaux (3-1 en 2010), Lyon-Monaco (2 – 1 a.p. en 2001) ou encore PSG – Bordeaux (2-2 a.p., 4 t.a.b à 2 en 1998).

Tout en leur rendant hommage d’être arrivé jusque-là – ce qui a souvent permis au vainqueur de (re)conquérir un trophée -, il y a aussi eu des affiches moins passionnantes. Citons les PSG – Bastia (4-0 en 2015), Saint-Étienne – Rennes (1-0 en 2013), Marseille – Montpellier (1-0 en 2011), Bordeaux – Vannes (4-0 en 2009), Nancy – Nice (2-1 en 2006), Strasbourg – Caen (2-1 en 2005), Strasbourg – Bordeaux (0-0 a.p., 7 t.a.b à 6 en 1997)…

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Monaco-PSG est donc le 43e et dernier match de cette édition 2016-2017 débutée le 9 août. Soit un duel entre les deux meilleurs équipes de Ligue 1, entre deux 8es de finaliste de la Ligue des champions (l’ASM est même en quarts), entre un triple tenant du titre parisien qui a quasiment tout gagné depuis trois ans sur la scène nationale et l’attaque la plus prolifique d’Europe.

Sous le feu des critiques depuis l’humiliation de Barcelone, épiés à chaque sortie, le PSG et son entraîneur Unai Emery sont quasiment dans l’obligation de gagner pour remonter la pente. Ils comptent sur leurs stars Marco Verratti, Javier Pastore, Angel Di Maria, Edinson Cavani, Julian Draxler… Face à eux, les pépites monégasques, Kylian Mbappé, Bernardo Silva, Thomas Lemar, Benjamin Mendy. Superbe spectacle en perspective, sur tous les plans, technique, tactique, physique.

2. Pour la première fois loin de Paris

Une page de l’histoire du football s’est tournée mardi 28 mars lors de France-Espagne avec, pour la première fois sur une pelouse française, le recours à la vidéo par l’arbitre. Cette finale marque une autre révolution. Jamais une finale de Coupe nationale, de France ou de la Ligue, ne s’était disputée loin de Paris ou de ses proches alentours (Saint-Denis, Colombes, Saint-Ouen). 

L’heureuse élue est la ville de Décines-Charpieu, hôte du stade flambant neuf du club de Lyon, le Parc OL et ses quelques 59.000 places. L’an prochain, la finale se jouera à Bordeaux, puis à Lille en 2019. Les trois premières éditions se sont déroulées au Parc des Princes, les 19 suivantes au Stade de France, qui accueille aussi celle de la Coupe de France depuis 1998.

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François Hollande, qui ne sera plus en fonctions le 27 mai prochain pour la 100e finale de la Coupe de France, devrait être présent au Parc OL. Sont également attendus plus de 20.000 supporters parisiens et environ 6.000 Monégasques. Il s’agit du plus grand déplacement de fans du PSG depuis la finale de la Coupe des Cooupes remportée en mai 1997.

3. Quatre à la suite pour le PSG ?

Déjà détenteur du plus grand nombre de victoires dans l’épreuve, six (pour une défaite en finale… face à Gueugnon, alors en Ligue 2, en 2000), le Paris Saint-Germain a l’occasion d’être le premier a réalisé le quadruplé à la suite. Le club de la capitale reste sur des succès sur Lyon, Bastia et Lille l’an passé. Une seule équipe a réalisé un tel triplé, l’Olympique de Marseille de 2010 à 2012.

Le fait que le club de la capitale ne joue pas, cette fois, « à domicile » au Stade de France aura-t-il une influence ? C’est l’un des points d’interrogation de cette rencontre « délocalisée », compte tenu de la réussite des clubs parisiens dans leur ensemble en finale des Coupes, statistiquement supérieure à celle de leurs concurrents. Vidéo, terrain neutre : pour plus d’équité sportive ?

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