Bastia (ci-contre, Rui Almeida, son entraîneur) va faire appel de la décision de la DNCG. Bastia (ci-contre, Rui Almeida, son entraîneur) va faire appel de la décision de la DNCG.

Le SC Bastia n’en finit plus de descendre: rétrogradé sportivement en Ligue 2 au terme d’une saison cauchemardesque, le club corse a encore chuté d’un étage, en National 1, sur décision jeudi de la DNCG, le gendarme financier du football français.

Les motifs de cette sanction n’ont pas été communiqués dans le relevé de décision de la DNCG. Bastia, qui a la possibilité de faire appel a évoqué sur Twitter « une relégation à titre provisoire » et assure, jeudi soir, que les « délais d’appel ainsi obtenus permettront au club de céder au mieux ses joueurs et d’équilibrer ses comptes en vue de sa prochaine audition ».

Une saison infernale

Pour le SC Bastia, finaliste surprise de la Coupe de la Ligue 2014-15 face au Paris SG (défaite 4-0), c’est la dernière étape d’une saison décidément très sombre, débutée par le coup de hampe de drapeau d’un supporter sur la tête du joueur du PSG Lucas. Le club corse a été sanctionné à plusieurs reprises en raison des agissements de certains de ses supporters, auteurs notamment d’insultes racistes à l’encontre de l’attaquant star de l’OGC Nice Mario Balotelli et qui se sont aussi signalés en s’opposant lors d’échauffourées avec… des joueurs de l’Olympique lyonnais à l’échauffement.

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Une autre altercation avait ensuite opposé le directeur des services généraux du SCB, Anthony Agostini, au gardien de l’OL Anthony Lopes. « Trop, c’est trop », avait tonné la présidente de la LFP Nathalie Boy de la Tour, pour qui « le SC Bastia donne une image horrible de notre football ». Verdict : match perdu sur tapis vert pour le club corse, sanction de trois matchs à huis clos avec suspension du stade Furiani.

Tensions extrasportives

Les tensions sont aussi nombreuses en dehors même du stade Armand-Cesari. En décembre 2016, de violents incidents éclatent à Corte après un rassemblement de soutien à sept supporters du SC Bastia, dont le procès en appel à Reims pour des violences commises en marge d’une rencontre de Ligue 1 à Reims début 2016, a été reporté.
La grogne d’une partie des supporters bastiais à l’encontre des dirigeants a notamment été crescendo. En mars, un face-à-face musclé avait manqué de dégénérer entre actionnaires du club et une trentaine de supporters, et des affiches réclamant le départ des dirigeants avaient fleuri en ville. Par ailleurs, le président Pierre-Marie Geronimi, un des dirigeants visés par la vindicte des supporters, est sous la menace d’une interdiction définitive de gérer une société, ce qu’a requis contre lui le procureur de la République de Bastia le 13 juin dernier. Il est accusé d’avoir utilisé les fonds d’une société pour régler des dettes de jeu.
Malgré tout, Bastia a manqué de peu le maintien en L1, au moins sportivement. Les Corses ont terminé lanterne rouge de L1, mais à seulement trois points du premier non relégable. Jeudi soir, le quotidien local Corse Matin rapporte que le club avait budgétisé une quinzième place en L1 la saison écoulée et qu’il lui manquerait quelques millions d’euros pour équilibrer son budget.

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